La culture du palmier nourrit bien son homme et ceux qui s'y
sont essayé en parle si bien qu'à l'analyse on se rend bien compte qu'ils ont
bien eu raison de s'y investir!
Commençant à bénéficier des fruits de leurs efforts juste
après trois années là où les hévéacultures "galèrent" jusqu'à 7 ans
pour des résultats quelques fois incertains, ils ont l'avantage de pouvoir
vendre leurs productions aux usines d'huiles de palmes mais aussi aux marchés
locaux puisque la sauce graine est l'une de celles les plus consommées en côte
d'ivoire! Donc d'une pierre, deux coups et pas de problèmes d'écoulement!
Dans l'entretien de sa palmeraie, on coupe souvent des
branches de palmes pour avoir accès aux régimes de graines. Ces branches de
palmes là sont vendues et achetées par des clients pour faire la toiture de
leurs maisons en banco ou bambou ou leurs hangars ou paillottes.
Une fois les régimes cueillis et décortiqués les rejets
entassés dans certains endroits produisent des champignons avec les pluies et
du bon compost en se décomposant plus tard pour servir d'engrais naturel à qui
voudra!
Quand le palmier vieilli et qu'il doit être abattu pour
remplacement, son tronc sert "d'usine" de fabrication de vin blanc de
palme ou tout simplement Bandji comme on l'appel bien en côte d'ivoire tout en
produisant à son tour des champignons quand il pleut sur lui qui sont cueillis
et vendus!
Le bonus du Palmierculteur étant bien sûre, les produits de
ses pièges à rongeurs comme les rats palmistes, écureuils, agoutis et un type
de serpents bien appréciés en sauce claire par les passionnés de reptiles
incorrigibles!
Dans la région des Grands Ponts, c'est bien les départements
de Dabou et Grand Lahou qui ont les plus vastes plantations industrielles et
villageoises et donc qui bénéficient du beurre et de l'argent du beurre de la
culture du palmier!
Constant Oryone Tresor




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